Musée d'histoire et de céramique Biotoises

Exposition du 9 novembre 2013 au 3 février 2014 organisée par les musées nationaux

du XXe siècle des Alpes-Maritimes et   

le musée d'histoire et de céramique biotoises

Le musée national Fernand Léger et le musée d'histoire et de céramique biotoises invitent l'artiste australienne Heidi Wood à l'automne-hiver 2013.        
De cette rencontre inédite est née l'exposition
Décor d'une vie ordinaire, conçue en deux volets. Expérimentant la peinture sur tous supports, Heidi Wood fait dialoguer ses paysages pictographiques ave l'esthétique moderniste du peintre normand et la ville de Biot qui accueillit Fernand Léger entre 1949 et 1955, où il pratiqua la céramique.        
Le thème de la ville sert de fil rouge entre ces trois réalités, car il constitue un enjeu central dans l'œuvre de Fernand Léger. En effet, l'artiste s'enthousiasme dès les années 1920 pour l'innovation tant architecturale que sociale développée par le Style international. Lucide, il revendique néanmoins l'intégration de la peinture dans l'architecture et la reconquête par les artistes de l'impact visuel généré par la publicité.

Née en 1967 et diplômée de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris, Heidi Wood dresse l'état des lieux de cette histoire progressiste de l'art du XXe siècle au regard de l'actuel environnement péri-urbain, souvent dédaigné au profit du centre-ville jugé plus patrimonial. L'hommage qu'elle lui porte est ainsi une invitation à regarder autrement le paysage construit, ses codes visuels mais également ses contradictions. Entre ironie et militantisme, l'artiste interroge la fonction sociale de l'art située au cœur de l'utopie des avant-gardes.     
Au musée national Fernand Léger, le volet
Grand ensemble immerge le visiteur dans une œuvre d'art totale par la mise en scène d'un appartement standardisé de type HLM. L'artiste s'amuse du statut ambigu de ses œuvres, entre beaux-arts, arts appliqués et goût populaire. L'œuvre d'art est-elle soluble dans le décoratif ? Des panneaux routiers au motif floral sont accrochés sur des peintures murales en aplats monochromes évoquant des poncifs de l'architecture anonyme des banlieues. Des sculptures blanches en forme de plans de sol d'immeubles sociaux sont détournées : elles servent de présentoir pour des assiettes souvenir en porcelaine représentant un pylône électrique.

Au musée d'histoire et de céramique biotoises, le volet Pavillon propose un dialogue vivifiant entre les collections retraçant la vie quotidienne dans ce beau village provençal et les œuvres à l'esthétique industriel d'Heidi Wood.

Renforcé par un jalonnement routier d'affiches artistiques, ce parcours biotois suscite ainsi une interaction dynamique entre deux réalités urbaines du territoire de la Côte d'Azur, l'une au musée Léger sur le thème du dialogue entre peinture et architecture bon marché et l'autre au musée d'histoire et de céramique en lien avec les métiers d'art et l'objet quotidien. Peut-on habiter la peinture? Heidi Wood, comme Fernand Léger en son temps, nous propose des clés de réponse.

 

Le musée de la mémoire et de la jarre
association «Amis du Musée»

Audio d’Heidi Wood et Diana Gay, conservatrice du musée national Fernand Léger réalisation Corentin Buchaudon, étudiant (Ecole supérieure d'arts plastiques de Monaco).

Flèche : pentagone: Album Expo