Biot, ville chargée d’histoire

Biot occupe un promontoire dominant une plaine qui s’étend jusqu’à la mer. Son territoire a gardé des traces d’occupation humaine dès la préhistoire.
Après les Celto-Ligures, les Romains ont laissé de remarquables vestiges (voir la stèle d’Arbugio au musée).
Comme ce fut souvent le cas, la population locale s’assimila à la civilisation romaine et Biot devint castrum gallo-romain.
Du Vème au Xème siècle une période obscure ne laissa ni monument, ni document. On retrouve le nom de Biot dans des manuscrits dès le XIème siècle.
En 1209 le comte de Provence donne les droits sur ses terres de Biot à l’Ordre des Templiers qui installe l’un des établissements les plus importants de la région et y reste jusqu’à leur arrestation en 1308.
En 1312 les biens du Temple sont remis aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (futurs chevaliers de Malte) qui continuent à les exploiter de façon rationnelle et règlent les litiges qui opposent Biot aux communautés voisines.
Après cette période, les habitants ont à subir des épidémies de peste et les conséquences de la guerre de succession de la reine Jeanne.
Biot devenu inhabité sert de repaire aux brigands et pirates barbaresques pendant presque un siècle.

En 1470, le roi René, comte de Provence fait venir de Ligurie (Italie) environ 50 familles qui s’établissent à Biot et reconstruisent le village. Un nombre important de familles Biotoises descendent de ces immigrés. Un rempart est construit pour la protection des habitants. Il en reste la porte des Tines (1565) et la porte des Migraniers (1566).
La population pratique principalement la culture des céréales, de la vigne, des oliviers et des orangers. Dès le XVIème siècle l’industrie de la poterie et surtout celle des jarres se développe grâce à l’importance des gisements d’argile et de cinérite (pierre à four).
La place de Biot, vieux forum du village, est bordée par des galeries aux arcades originales: ogives variées et arcs de plein cintre qui appartiennent à diverses époques.
Un passage voûté relie la place des arcades au parvis couvert d’une mosaïque polychrome où figurent les armoiries des seigneurs du village : la croix de Malte et l’agneau pascal, avec la date de ce travail.
Dans son église, de très beaux retables de l’école des primitifs niçois :
une vierge du rosaire attribuée à Louis Bréa ;
un Ecce Homo probablement de Guillaume Canavésio.