Les jarres de Biot

Du XVIème siècle à nos jours, Biot a produit des centaines de milliers de jarres exportées dans tout le bassin méditerranéen, en Amérique et jusqu’à la côte indienne.
Par les anciens registres, on a pu dénombrer 510 potiers biotois de 1550 à la fin du XIXè siècle.
L’apogée de cette industrie locale se situe au XVIIè et XVIIIè siècle, époque où l’on a pu compter jusqu’à 40 poteries dans le village.
L’art de la terre se transmettait de pères en fils et il y eut de véritables dynasties de potiers qui traversèrent les siècles.
Biot devenu une référence du savoir-faire fut un pôle d’attraction pour les gens du métier venus quelquefois de loin.
La fabrication croissante des jarres a été liée à l’extension massive de la culture de l’olivier. Ces récipients servaient au stockage et au transport de l’huile d’olive, farines, légumes secs et nombreux autres produits alimentaires. Elles étaient rendues étanches par une épaisse glaçure au sulfure de plomb (alquifoux). Les jarriers apposaient, sous les cols, leurs cachets (estampilles) qui étaient la marque de fabrique.
Les expéditions se faisaient à partir d’Antibes, de Gênes mais surtout de Marseille. La poterie biotoise (XVIII et XIXième siècles) a également produit une céramique variée : cuviers, tuiles vernissées, objets décoratifs etc…
Les fontaines d’intérieur exposées au musée représentent parfaitement cet art à la fois populaire et raffiné.